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Évaluation des professeurs des écoles : et ici, que se passe-t-il ?

mardi 10 avril 2012

Le projet de décret présenté par le ministère a été refusé par toutes les organisations syndicales nationales lors du dernier CTM.  En effet, après la parution inopinée, en novembre dernier, d’un projet gouvernemental sur l’évaluation des enseignants, COP et CPE, la période de négociations menées par le seul Sgen-CFDT a suspendu la procédure de mise en œuvre du décret.

Ces négociations ont abouti le 31 janvier à une plate forme que le Sgen-CFDT n’a pas signée. Si cette plate forme comportait des avancées notables [1], elle ne donnait pas suite à la revendication principale du Sgen-CFDT : le découplage entre l’avancement et l’évaluation individuelle.Pourtant, la circulaire départementale de mars 2011 comporte des annexes extrêmement précises sur la conduite de l’inspection :

  • « Deux axes sont ainsi définis pour l’inspection des enseignants : le contrôle de conformité et le contrôle de l’efficacité par l’évaluation des acquis des élèves. »
  • Ajoutée au fait qu’une grille de notation imposée aux IEN rend l’inspection symbolique pour l’avancement des personnels, elle encourage les collègues à « bachoter » les évaluations !

Le Sgen-CFDT s’insurge des abus constatés dans certaines circonscriptions et encourage les collègues à dénoncer les pratiques abusives constatées.
N’hésitez pas à nous faire parvenir vos témoignages à l’adresse suivante :
amiens@sgen.cfdt.fr
ou au 52, rue Daire, Amiens

Formation et recrutement des enseignants et personnels d’éducation : ce que veut le Sgen-CFDT

La masterisation, indépendamment de ses conséquences catastrophiques sur la dimension professionnelle de la formation, va dans le sens de la revendication du « corps unique » portée depuis longtemps par le Sgen-CFDT. En créant le corps des professeurs des écoles, la loi d’orientation de 1989 avait aligné les niveaux de recrutement et de formation des enseignants du premier et du second degré, à l’exception des agrégés. Avec le passage au niveau master, c’est la distinction entre agrégés et certifiés qui devient à terme caduque.
Le Sgen-CFDT considérerait comme un recul inacceptable toute mesure qui réintroduirait un décalage entre les niveaux de recrutement du premier et du second degré.
Ce n’est pas le niveau master qui pose problème, mais son détournement au profit des économies budgétaires
.

LE Sgen-CFDT REVENDIQUE

- une autre masterisation

  • cinq années de formation à la fois universitaires et progressivement professionnalisantes dès le début de la licence,
  • des modules de sensibilisation aux réalités du système scolaire et des stages d’observation intégrés dans les cursus,
  • une approche précoce et progressive des métiers de l’enseignement et de l’éducation, pour faciliter la réussite au concours des étudiants que ce parcours aura confortés dans leur choix.
    Les évolutions en cours de la licence ne peuvent que favoriser la mise en œuvre de ces dispositifs adaptés aussi bien à l’insertion professionnelle après le L3, qu’à la poursuite d’études professionnalisantes en master.

-  le concours au niveau licence pour tous

- deux années de master pour apprendre le métier

  • alternance entre modules de formation académique et pédagogique à l’université, et entrée progressive dans l’exercice du métier en responsabilité,
  • des stages en responsabilité dont la durée minimale et la rémunération obéissent partout aux mêmes règles,
  • des modules de formation spécifiques aux disciplines, aux niveaux d’exercice, au type de métier (enseignant/CPE),
  • des modules pour l’acquisition des connaissances et compétences transversales et communes,
  • un mémoire de recherche pour développer un rapport réflexif à la pratique du métier.

- validation et certification

  • La validation du master, nécessaire à la certification de l’aptitude professionnelle, doit obligatoirement inclure l’évaluation positive des stages en responsabilité.

Des allocations spécifiques doivent être prévues après la réussite du concours.
Un encadrement concerté et cohérent de la formation doit être assuré par des équipes pluricatégorielles.
La mission territoriale des IUFM et de leurs personnels doit être réaffirmée. Leur statut doit évoluer pour faciliter la coopération entre tous les acteurs concernés.

Notes

[1] la fin de l’inspection-notation des enseignants, la mise en place d’un accompagnement et d’une formation pour les personnels en difficulté, la démarche d’auto-évaluation des enseignants, la confirmation du rôle des inspecteurs dans le processus d’évaluation comme experts disciplinaire et didactique, l’intervention des inspecteurs pouvant, à la demande des personnels, permettre un regard complémentaire sur le travail des personnels, la nécessité de développer l’évaluation collective d’établissement, la nécessité de transparence au niveau des établissements et des circonscriptions, dans le processus de réduction d’ancienneté, l’augmentation des possibilités d’accès des professeurs d’école à la hors classe, le maintien du dispositif actuel d’avancement de carrière dans la période transitoire.

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